31 juillet 2008
MUSC
Percy Kemp, Le livre de Poche
"Depuis quarante ans, monsieur Eme, espion distingué à la retraite et séducteur invétéré, porte le même parfum. Un matin, sa maîtresse lui affirme que son odeur a changé."
ou l'histoire poussée à l'extrême d'un élégant qui perd ses repères en perdant son parfum...
Irrésistible ! un petit livre drôle,à l'humour très anglais, et dont la fin est, à mon avis, hum, le summum de l'élégance !!! ...

Je ne sais pas pour vous mais mes parfums préférés (j'en ai plusieurs) restent MES parfums et si je suis parfois infidèle c'est juste pour le temps d'un flacon, pour connaître une nouvelle ivresse, une nouvelle fragance mais il est rare maintenant que je rajoute une nouvelle essence à ma collection...
J'ai par contre déjà remarqué que mes parfums changaient parfois d'odeur et il semble bien que les parfumeurs s'autorisent maintenant à transformer des valeurs sûres en les "rajeunissant" ...
Et vous ? êtes vous fidèle ??
27 juillet 2008
L'épée de Darwin
Dan Simmons, Folio policier
J'aime bien Dan Simmons, dont j'ai déjà parlé, et sa facilité typiquement américaine à pouvoir "changer de corde à son arc" et pouvoir écrire des romans de science fiction (Hypérion), des romans très très noir (l'échiquier du mal), et des policiers...
L'histoire de Dar(win) Minor, docteur en physique, expert en reconstitution d'accidents et à l'arnaque à l'assurance, véritable sport national, "La mort donnée en ligne droite, crimes ou accidents, négligence ou lâcheté... il connaît ça par coeur. Mais là, il ne comprend pas"
L'auteur s'est servi de dossiers authentiques de reconstitution d'accident, pour les besoins de son livre. On trouvera donc dans ce roman, outre l'intrigue policière elle-même, différentes enquêtes élucidées par Darwin où la bêtise humaine influe sur la vie des autres , de manière dramatique ou au contraire hilarante, fait basculer la vie de plusieurs êtres, ou comment la méchanceté peut nourrir l'imaginaire et pousser à des actes "impensables"...
Un policier au thème plutôt original...
20 juillet 2008
Quelques lectures en juillet, mais rien de transcendant
J'ai enfin lu Entre Dieu et Moi, c'est fini, de Katarina Mazetti,
que j'avais acheté avec les deux autres livres du même auteur parus aux éditions GAIA, achat impulsif, ou compulsif, qui suivait la lecture du Mec de la Tombe d'à côté qui m'avait enchantée... J'ai essayé de lire la suite de celui-ci mais là j'ai déclaré forfait...
Déception, quelques bons moments cependant... et pourtant, adolescente, j'aurais certainement adoré cette lecture !!
J'ai enchainé avec Les petits secrets d'Emma,
de Sophie Kinsella, chez Pocket, ; l'histoire démarre plutôt bien, c'est drôle, avec de très bons moments entre filles. Mais l'ambiance de la boite m'a semblé complétement hallucinante... je n'arrive pas à croire qu'une société puisse réunir autant de crétins (ah bon? ca existe ??), et l'amoureux d'Emma (le vrai) m'a légèrement agacée...
Bien pour la plage... d'ailleurs le sable m'a servi de marque-pages !!
Lecture ensuite de De soie et de sang,
de Qiu Xiaolong, chez Points
Alors là je ne sais plus quoi penser : j'aime ou j'aime pas ??
J'aime l'ambiance de Shanghai, la lutte entre la modernité et les traditions, les références culinaires (le banquet BU, équilibre parfait entre le Yin et le yang, est un grand moment), tout ce qui tourne autour du qipao (robe chinoise), et pleins de petites choses de la vie de tous les jours...
MAIS, l'intrigue m'a semblé faible et si on ne sait pas qui est l'assassin, on devine vite la vengeance, le psycho-drame sous-jacent. Aucune fébrilité à connaître le fin mot de l'histoire et d'ailleurs notre cher Inspecteur Chen s'en désintéresse pratiquement... et pourtant c'est lui qui résoudra l'affaire...
pas désagréable, mais pour moi l'intérêt est plus sociétal que policier...
Restons en Chine, avec La crêperie de Pékin,
de Philippe Massonnet, chez l'Aube
Curieusement j'avais envie de ce livre, (je vis en Bretagne et j'aime l'Asie), le rose et le bleu vert désuets de la couverture, ...bref, je tournais autour depuis un bon moment et ce qui me retenait ? : le prix !!! 9 € !! pour un poche pas très épais et peu pesant !!! on va où ???
Pas une histoire mais des nouvelles ! écrites par un français vivant en Chine ; je ne résiste pas à vous citer la plus courte, qui m'a bien fait rire, mais qui a fait un flop lors d'un diner avec des amis :
"conte chinois (impossible) ": "Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants... ! "
Certaines nouvelles sont vraiment drôles ou touchantes, bien référencées, plutôt bien écrites, mais toutes ne m'ont pas intéressée, certaines m'ont paru moins travaillées, moins équilibrées ou d'un sujet plutôt moyen...
Une agréable lecture cependant, même si j'ai sauté des pages...
11 juillet 2008
Paris, suite et fin...
Donc pour en finir avec cette journée parisienne, direction les Grands Magasins où sont réunies toutes les marques qui plaisent à ma jeune fille ainsi que tous les petits plaisirs pour gourmandes et gourmets(tes).
Pour le déjeuner, pas de Coupole
cette fois, mais direction le Baramaki où mon porte-monnaie s'est mis à chauffer... J'explique : assises sur de hauts tabourets, nous choisissons les coupelles qui défilent devant nous sur un tapis roulant, ces coupelles contenant 2 ou 3 sushis, ou makis, ou sashimis, ou une salade, ou des fruits coupés et même quelques desserts...
Le risque : l'accumulation, car chaque coupelle a une couleur, ladite couleur ayant un prix, et à deux, les coupelles s'entassent rapidement et on perd vite le compte... et l'addition peut être ... douloureuse...
Bon sérieusement, nous avons été raisonnables et plutôt ravies ; le personnel est très aimable, nous étions installées devant une des préparatrices et l'avons regardée travailler (et avons donc pris des leçons sushisantes... ).
Les sushis n'étaient pas les meilleurs que nous ayons mangés et on regrettera le manque de choix, mais l'expérience fut plaisante...
Au détour des rayons de ce grand magasin, je tombe avec plaisir sur MARIAGE FRERES et sur LA BAGUE DE KENZA :
Pas d'achat de thé (j'avais fait le plein 15 jours avant) mais admiration pour les jolies théières exposées !!
J'entendais parler de la pâtisserie algéroise "La bague de Kenza" dont la réputation s'est étendue aux blogueuses culinaires grâce à ce livre
et, je souhaitais vivement goûter à ses préparations diverses ; l'occasion fait le larron et j'ai donc fait une razzia : à moi, samsa, baklawas, driziet, rzimets,skandriets, harissa, knidlets, et autres makrouds... même du '"salé" pour le soir, et encore des cocas (chaussons fourrés à la viande ou aux légumes), et encore la mona (brioche)...
Quelques innovations en matière de pâtisserie, que j'essayerai de refaire bien volontiers... et le goût de là-bas ...
Direction Lafayette Gourmet, que je préfère à La Grande Epicerie (attention pas taper... je sais que cette dernière est très mode) où j'ai acheté de l'huile d'olive italienne et kabyle, ainsi que des épices de Fatema Hal, du parmesan (magnifique !) et autres produits d'épicerie...
Voilà, ensuite fils ainé nous a rejointes et retour à la gare pour la Bretagne... avec tous nos paquets !
05 juillet 2008
Marie-Antoinette, la bague de Kenza, Barramaki, et autres surprises
6h05, vendredi dernier, départ pour Paris, avec petite dernière, à qui j'avais promis la visite de l'expo Marie Antoinette au Grand Palais...
Arrivées très tôt, trop tôt, à Paris, en pleine heure de pointe, avec toutes ces fourmis laborieuses qui couraient autour de nous, je me suis sentie bien cigale, et bien heureuse de pouvoir m'asseoir pour un deuxième petit déj, en compagnie de moineaux (je croyais qu'ils avaient disparu de Paris ! mais pas à Montparnasse où ils ont fait leur nid) et ce filou préférait la cuisine américaine (le muffin de ma fille)
aux miettes de mon banal pain au chocolat !!!
Direction le Grand Palais pour l'exposition MARIE ANTOINETTE, très scénarisée :
La jeunesse tout d'abord à Vienne, avec cette famille et cette mère, Marie Thérèse, avec qui Marie Antoinette entretiendra une correspondance assidue, recevant de sa mère et de ses familiers, conseils et ordres...
L'arrivée à la cour et le mariage : est exposée cette première lettre écrite, en français, par la Reine (je me lève à 10 heures, ou 9 heures ou 9 heures et demi...) ainsi qu'une autre, beaucoup plus intéressante pour la France, écrite 7 ans après le mariage : "Je suis dans le bohneur le plus essentiel pour toute ma vie..L’épreuve a été réitérée, et encore hier plus complètement que la dernière fois”, 30 août 1777 !! (ouf ! il était temps : la France aura ses héritiers !!! ndlr)
Viennent ensuite, extrêment bien mises en scène, les années bonheur, dans des salles fleuries et magnifiquement organisées, avec les nombreux tableaux de Mme Vigée Lebrun, portraitiste attitrée, "qui admire la transparence du teint de la Reine", ainsi que des objets et meubles divers, de toute beauté !, de l'orfèvrerie et ébénisterie magnifiques, , de la porcelaine au goût français, mais également beaucoup d'objets du Japon et des laques (que sa mère collectionnait déjà) ainsi qu'un répertoire des toilettes avec échantillons de tissu, sa harpe, ...une minature de Fersen, et puis Trianon, la fête, une copie du fameux collier, et ensuite... le déclin !
La visite se termine par une salle, très sombre, en couloir, avec à droite, des vitrines contenant des pamphlets, des listes d'achats, les derniers objets, ceux de la Conciergerie, une chemise de corps (si petite...) une mèche de ses cheveux nattés et une de son fils, ... et le dessin de David avant la montée à l’échafaud… et à gauche, simplement recopiés sur le mur, ses derniers écrits... ses espoirs, ses doutes, sa profonde tristesse et sa foi...
L'expo m'a plutôt plu malgré certains détails liés à l'organisation : pourquoi les conservateurs et autres "spécialistes" des musées ne se décident-ils pas à rencontrer le public, in situ, en situation de visite : s'apercevraient-ils alors que les notes concernant les objets ou tableaux exposés sont toujours très mal placées, quasiment illisibles soit par faute de lumière, de jeux d'ombres, ou d'une typographie mal choisie !!! que certains objets sont si bas ou si haut placés qu'on ne les voit pas"
Par contre, j'ai repris le goût de Marie Antoinette et de son époque, l'envie de parcourir sa correspondance ; je vais sans doute lire ceci
suite de ma promenade parisienne bientôt !
Eternel féminin

A l'initiative d'Anjelica, que je remercie vivement, j'ai participé à ce swap dont le thème était simple, une femme écrivain, une chanteuse, et des petits plaisirs...
C'est la Belgique qui est venue à moi : Laurence du Blog Autour de Lau et qui m'a bien gatée :
- Susheela Ramann avec Salt Rain en CD,
- La Maîtresse des Epices, de dIVAKARUNI que j'ai lu à sa parution mais qui viendra compléter ma collection et sera certainement relu et du moins lu par mes filles
- du thé : PHILTRE D'AMOUR, thé vert léger agrémenté de petales de roses et de soucis !!! un fond de pamplemousse... très rafraichissant et apaisant...
- des dragées que je n'ai pu gouter, car j'en ai gentiment offert et nous étions nombreux.. visiblement très appréciées
- deux jolies cartes et un petit mot... je n'en aurai qu'un pour ma swappeuse : merci !!!!!!! (comme je le lui ai déjà dis par mail)
les photos maintenant :
déballage
c'est pour qui, c'est quoi, .????
et voici..........
merci Laurence et Anjelica !!!!!!!!!
01 juillet 2008
Echo Park
Michael Connelly, Points
Harry Bosch, ancien retraité, (eh oui ! ça arrive : certains rempilent) affecté aux Affaires non résolues, ressort régulièrement le dossier de Marie Gesto, disparue depuis treize ans... dossier qu'il n'a jamais pu refermer, au point qu'en quittant la police il en avait fait une copie. Depuis tout ce temps, il soupçonne le fils d'un riche industriel d'être l'assassin;
Et voilà que tout a coup un suspect, déjà inculpé pour deux assassinats, s'accuse d'avoir tué Marie et propose de les mener au corps contre un arrangement avec le Procureur : perpétuité au lieu de la mort !
Je n'en dis pas plus car à partir de ce moment tout s'enchaine, de situations dramatiques en meurtres, corruptions,tromperies mensonges, etc..
Roman surprenant pour les inconditionnels de Harry, voici que notre héros doute de lui en découvrant "un oubli" dans le dossier de Marie, et il va dévoiler, à la fin du roman, un côté sombre, qui donne à réfléchir : qu'aurais je fait à sa place ? sa qualité de flic n'est-elle pas remise en cause ? (c'est d'ailleurs ce que pense son amie)... Comment notre Harry, déjà bien torturé, va-t-il évoluer ??? le roman suivant est déjà sorti... à voir...
D'autre part, sans rien révèler, je dirai que Connely a usé et abusé des corrompus...nombreux et parfois très proches d'Harry ... on est cerné, vous dis-je ... un peu facile, non ???
Donc juste un peu déçue, même si c'est, comme d'habitude, plutôt bien ficelé...
