25 janvier 2009
de sang et d'ébène
Un peu lasse, après l'impression de "réchauffés" des derniers livres de la série, je n'ai pas su résister à l'appel de Venise, qui sert de toile de fond aux aventures de ce cher Commissaire Brunetti ; j'ai retrouvé avec plaisir cet anti-héros, ses réflexions philosophiques, ses lectures érudites ainsi que les talents culinaires de Paola, son épouse, professeur désabusée...
"La tragédie, le meurtre d'un "vu compra", un des ces clandestins venus d'ailleurs, un noir qui vend des contre-façons à la sauvette, assassiné de deux balles tirées visiblement par des tueurs à gage... "
L'enquête commence alors, menée par Brunetti, qui va s'apercevoir rapidement que l'indifférence et/ou le racisme entourent ces pauvres gens, que la corruption, les intérêts d'états (africain et italien), les mafias s'en mêlent, et qu'au sein même de sa famille la mort de ce pauvre "noir" va créer des tensions, sa fille se révélant indifférente à la mort de cet homme mais pire encore nie même son existence "mais ce n'est seulement qu'un "vu compra"...
J'ai trouvé là matière à réflexion quant à mon/notre attitude vis-à-vis des clandestins, Sangatte, les sans-papiers...
Certaines pages sur la corruption vénitienne et italienne, sur les administrations, sur les habitants eux-mêmes incapables de respecter une loi, une réglementation, les marchands de sommeil, la police, me paraissent tout à fait justifiées et très intéressantes...
Une bonne lecture même si la fin semble un peu décevante... mais devant une telle pagaille pouvait-il en être autrement ?...
